Les anciennes pathogénésies ont été faites avec les moyens du bord. Certaines ont été faites, même au temps d’Hahnemann versus un placebo. Mais je reconnais, et je l’ai dit plus haut, qu’il est parfois bien décevant de réaliser ces pathogénésies avec des très hautes dilutions. Par contre des dilutions au millième devraient convenir - sauf pour les poisons, bien sûr.
Ces pathogénésies ont vu les symptômes saillants confirmés par la pratique clinique.
Je dirais même que la détermination du remède associé à quelques signes pathognomoniques peut permettre parfois un diagnostic pathologique. Ainsi, une fièvre sans soif avec coryza important et rash cutané m’a fait penser à Pulsatilla et... à la rougeole, confirmée deux jours après la cessation de tout symptôme (qui ont duré 36 heures) par un test sérologique.
C’est assez confortable de ne plus avoir peur quand un enfant présente ce genre de pathologie, surtout quand on en a eu neuf.
C’est pourquoi je veux, sans esprit polémique ni agressivité, dire que je plains du fond du cœur tous ceux qui, par un esprit qui veut sincèrement être scientifique mais qui oublient les principes fondamentaux de la science, se détourne de cette méthode pourtant si fructueuse.