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norbert gabriel 7 août 2009 16:27
norbert gabriel

Le jazz (aujoud’hui on devrait dire plutôt « les jazz » avec tous les courants qui partent dans tous les sens) a commencé par être une musique née du peuple pour le peuple. Avec un melting-pot foisonnant qui prenait dans l’air du temps tout ce qui passait à portée d’oreille pour le recréer avec l’interprétation.
Et on est arrivé depuis les clivages du be-bop, les raisins aigres et les figues moisies, à des chapelles d’un sectarisme parfois consternant ; Et à des musiques abstraites d’un hermétisme rébarbatif.
D’où le retour à des fondamentaux qui rappellent que la musique était surtout une fête. Ce qui fait du bien, de temps en temps.
La guitare de Django qui rigole derrière la voix de Jean Sablon, c’est un moment de bonheur.
Et le Quintette du Hot Club de France n’a jamais été aussi bon que dans ses premiers enregistrements, quand les musiciens jouaient pour le plaisir (bien payés quand même) mais sans penser que c’était « sérieux ».
Cette création permanente d’un jazz sans sectarisme, je le retrouve aujiourd’hui avec la trop rare Elisabeth Caumont, qui est une créatrice, une vraie chanteuse de jazz en ce sens qu’elle ne duplique pas ad libitum des standards obligatoires. Tiens, un petit secret, dans quelques semaines un nouvel album sera dans les bacs à disques, compositions originales, avec en invités Aldo Romano, Manu Dibango et Eric Le Lann aux côtés de ses musiciens, Benoit de Mesmay, Médéric Bourgue, Alain Debiossat qui a composé les musiques.
Et avant sa sortie officielle, cet album s’est déjà glissé chez tous les bons disquaires, enfin chez les disquaires qui restent. 



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