Je crois, au contraire, que les choses vont évoluer beaucoup plus vite et qu’une partie des transformations sont déjà en train de s’opérer sans pour autant qu’elles soient visibles. Et je crois également que les libraires, les auteurs et les éditeurs, sans compter une partie des journalistes spécialisés du secteur sont persuadés qu’il ne se passera rien. Et surtout que l’édition française est à l’abri de toutes ces manœuvres essentiellement anglo-saxonnes. Tout comme les mêmes étaient persuadés que jamais, au grand jamais, l’essentiel de l’édition française se retrouverait dans le giron de Hachette... Et il s’en est fallu de peu.
Je suis tout à fait d’accord avec vous : il faut une vraie rencontre entre les acteurs du secteur. Mais qui va l’organiser au delà des clivages et des corporatismes si typiques de notre culture ?