« Au dehors, les tyrans rassemblent contre nous des armées nouvelles :
au dedans, d’autres tyrans nous trahissent. Les ennemis qui nous
guident respectent le domaine du despote autrichien autant qu’ils
prodiguent le plus pur sang des Français. [...] Un autre monstre
privilégié est venu, au sein de l’assemblée nationale, insulter à la
nation, menacer le patriotisme, fouler aux pieds la liberté, au nom de
l’armée qu’il divise et qu’il s’efforce de corrompre ; et il demeure
impuni ! L’assemblée nationale existe-t-elle encore ? Elle a été
outragée, avilie, et elle ne s’est point vengée.
Les tyrans ont feint de déclarer la guerre à leurs complices et à leurs
alliés, pour la faire de concert au peuple français ; et les traîtres
demeurent impunis ! Trahir et conspirer semble un droit consacré par la
tolérance ou par l’approbation de ceux qui nous gouvernent : réclamer la
sévérité des lois est presque un crime pour les bons citoyens. Une
multitude de fonctionnaires que la révolution a créés, égalent ceux que
le despotisme avait enfantés en tyrannie et en mépris pour les hommes,
et les surpassent en perfidie.Des hommes, qu’on nomme les mandataires
du peuple, ne sont occupés que de l’avilir et de l’égorger. [...] »
Cela avait de la gueule tout de même, non ? Je ne me souvenais plus de ce texte. Merci.