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bad brain 13 novembre 2006 17:48

j’aimerai répondre sur la prétendue « facilité » de l’esperanto

j’entrevois à priori deux critères pouvant freiner l’apprentissage d’une langue :

- Un critère « interne » à celui qui apprend : A la naissance un être humain peut apprendre N’IMPORTE QUELLE langue et ,pour peu que l’on grandisse dans un milieu multilingue, on peut parler couramment trois a six langues voire plus ! Avant d’apprendre à lire ! Ensuite, le cerveau perennisant les connections les plus utilisées au détriment d’autres, l’apprentissage en général devient de plus en plus difficile et seule une pratique quotidienne permet de combattre la tendance de notre cerveau a se replier sur les connaissance les plus utilisées(en fait cela revient à solliciter le plus possible de conaissances de manière quotidienne pour « entretenir » les connexions entre les neurones:il faut donc multiplier les interlocuteurs dans une langue donnée pour ne pas risquer de perdre trop de vocabulaire) .C’est aussi pour cette raison que plus on apprend de langues plus il devient facile d’en apprendre d’autres . ( ce raisonnement est d’ailleur valable pour toutes les savoirs abstraits a ma connaissance...)

- Vient en suite un critère « externe » car il ne dépend qu’en partie de celui qui veut apprendre telle langue : La distance d’une langue à une autre car selon qu’une langue est plus ou moins proche étymologiquement d’une autre il sera plus ou moins facile d’apprendre l’une a partir de l’autre. Prenons comme exemple le français ,l’anglais et l’allemand pour un anglais le français et l’allemend sont également difficiles mais pas pour les mêmes raisons pour un allemand l’anglais est ridiculement simple comparé au français enfin pour un français l’allemand est relativement simple mais reste infiniment plus compliqué que l’anglais

la raison en est que le français s’est développé a partir d’un groupe linguistique homogène (les langues d’oïl situées autour du bassin parisien : le francien le picard etc)que l’allemand s’est développé sur un espace plus grand et a mis plus de temps a s’homogénéiser(cela est en rapport avec la politique linguistique des états : les français ont installé un régime centralisé qui a éliminé les autres dialectes que ceux de la capitale tandis que les allemands ne se sont unifiés que tardivement et sans tenter systématiquement l’élimination des dialectes locaux comme le Bavarois) Enfin l’Angleterre a subi des vagues d’invasions en provenance de la Frise puis de la Normandie qui ont balayé les langues celtes au nord et a l’ouest l’anglais est donc un « créole » plus récent que le français ou l’allemand .

l’Espéranto ne peut donc pas prétendre a une « facilité d’apprentissage » plus que n’importe quelle autre langue (y compris le Klingon ou le Sindar du seigneur des anneaux) même « prouvée scientifiquement »( smiley )( puisque le premier critère de difficulté varie en fonction des personnes et le second en fonction de la (ou des) langue maternelle(a ma connaissance l’Espéranto est formé de racines indo-européennes et est donc difficile d’accès pour quelqu’un parlant une langue agglutinante).

Ce qui m’amène a ma conclusion : (soupirs de soulagement dans l’assistance) A moins de supposer l’existence d’un troisième frein a l’apprentissage des langues qui serait universel mais ne concernerait pas l’esperanto (je grossis le trait : mettons « le concernerait moins »)

donc,si tant est qu’il existe quel est ce troisième frein ? [toute tentative de me faire avaler une couleuvre du style : « les langues c’est inné ;l’esperanto est inscrit dans nos gènes etc » serait ridicule et je n’en tiendrait pas compte (une vraie pseudoargumentation serait évidemment plus insidieuse mais je n’escompte pas donner de modèle smiley ) ]

p-s:a l’attention de celui qui disait que le finnois est une langues sans rapport avec ces voisines : le finnois est très proche de l’estonien et fait partie des langues finno-ougrienne qui comprend les langues de nombreux peuples de sibérie (vogouls ;ostiaks) ainsi que le magyar ou hongrois



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