@l’auteur,
Dans vos scénarios, vous oubliez tout simplement les options « nucléaires ».
Alors bien sûr le nucléaire classique (centrales de générations 1 à 3) arrive aussi lentement mais surement à son pic d’extraction d’uranium. Bien sûr aussi, la fusion nucléaire (ITER...) reste hors de portée, et en admettant que cette technologie puisse fonctionner un jour, ce ne sera pas avant 2100, laissons cela à nos petits-enfants.
Ce dont on ne parle que trop peu en revanche, c’est des centrales de quatrième génération, dites à « neutrons rapides ». Leur avènement pourrait avoir lieu dans une dizaine d’années. Leur gros avantage, est de consommer de l’uranium appauvri, 100 fois plus abondant que l’uranium 235 nécessaire pour les centrales actuelles. En d’autres termes, de l’uranium qu’on extrait, on n’en consomme actuellement qu’un pour-cent, tout le reste pourrait être exploité dans les nouvelles centrales. Ceci représente une quantité d’énergie (sans effet de serre !) non négligeable, même à l’échelle de la planète.