« Quand j’entends « Gilad Shalit », je réponds toujours et « Salah Hamouri ». »
Je serais tenté de faire la même chose : deux hommes qui ne devraient plus être prisonniers, deux bavures qui montrent le peu de droits que chaque parti accorde à son adversaire, et l’inutilité d’être plus ou moins français dans cette affaire.
« Gilad Shalit » pourrait s’apparenter à un prisonnier de guerre. Oui mais voilà, à trop vouloir considérer les forces arabes comme de vulgaires terroristes, on prive cet homme des protections auxquelles il pourrait prétendre. En en faisant un otage, les arabes restent eux aussi cantonnés dans ce rôle insultant (terroristes) auquel les israéliens les confinent.
« Salah Hamouri » serait une erreur judiciaire à la limite du racisme, avec l’étiquette « terroriste » qui pareil salit son image. Cette fois, ce sont les israéliens qui restent dans leur paranoia ou leur jusqu’au boutisme qui empêche toute négociation de paix d’avoir lieu, et qui eux non plus ne respectent pas le droit des personnes. Si guantanamo a fermé, pas les geôles israéliennes.
Ce belligérant est intraitable lui aussi. La paix est impossible avec des extrémistes de part et d’autre qui d’ailleurs profitent du malheur de leurs concitoyens pour être au pouvoir. Il est temps que les modérés de chaque camp sachent se faire entendre. En tout cas, il est impossible pour un occidental de prendre partie dans ce conflit à cause de crimes injustifiables passés qui risquent se reproduire. Mais il est fort possible de distribuer les bons et les mauvais points, et surtout de ne pas se laisser influencer par la force médiatique des uns et des autres.
Finalement, en plus, il ne s’agit que de deux hommes. Ils ne doivent pas faire oublier les guerres impitoyables d’Israel sur la population palestinienne, ni les horreur des attentats. Le règlement de leur cas est subordonné à un abandon de pratiques honteuses, et à l’établissement de plus de respect mutuel, ne serait-ce que de la part de ceux qui se veulent être des négociateurs.
En tout cas, si ceux qui détiennent Gilad Shalit le relachaient contre rien, ils auraient médiatiquement une bonne longueur d’avance sur l’état israelien qui en plus aujourd’hui doit faire face à des histoires de corruption.
Quant à l’état Français, s’il se préoccupait plus de Salah Hamouri et du droit, il renverrait l’ambassadeur d’Israel à Tel Aviv. Mais là, le problème devient plus français qu’israélo-arabe...