En effet, il existe maintenant des éoliennes de petite taille, de
divers modèles (à pales, godets, axe vertical...) qui pourraient être
largement disséminées sans causer la moindre nuisance.
Une dissémination qui offrirait un maximum de chances de profiter du moindre souffle de vent quelle que soit la saison.
Mais pour une puissance installée donnée l’investissement serait
probablement beaucoup plus élevé que celui dans de grosses machines, la
maintenance coûterait aussi plus cher (très nombreuses interventions
sur un très grand nombre de machines).
Il n’est donc pas certain qu’une telle solution puisse avoir une
(indispensable) viabilité économique : seule une étude approfondie le
dirait.
Nous savons par contre que la viabilité économique - thermique -
environnementale serait au rendez-vous d’un grand chantier de
rénovation thermique de bâtiments anciens ou récents.
J’écris « récents » car je travaille dans un de ces immeubles de bureaux
construits il y a quelques années et qui sont de véritables passoires
thermiques.
Avec une « clim » pour moi insupportable : une bouche d’air qui me
souffle, depuis le plafond, un flux froid qui me fait couler le nez en
moins d’un quart d’heure...
Répétons encore que la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas... si l’on peut éviter de la consommer.
Pour celle qu’on ne peut éviter, choisir les lieux les mieux ventés
pour installer des éoliennes semble logique : ils se trouvent
probablement au large de nos côtes.
J’ai écrit « Ravageurs des mers »
où je proposais le jumelage de l’énergie éolienne et des récifs
artificiels qui ont montré, notamment au Japon, leur efficacité en
terme de maintien de la biodiversité et de restauration des ressources océaniques.
Enfin aux « anti-éoliens » viscéraux qui se sont manifestés plus haut,
que ne protestez-vous pas contre ces poteaux et fils qui tissent une
toile serrée sur nos paysages...
Je me trouvais récemment face à un superbe panorama du Cantal : fils et poteaux partout, à me dégoûter de photographier...
Mais qu’on se le dise : nous n’aurons probablement jamais les moyens
d’enterrer tous ces fils ET de continuer à consommer de l’énergie à
gogo ET de produire des énergies parfaitement « propres » ET d’isoler ce
qui devrait l’être...
Nous en reparlerons dans quelques temps, lorsque la « crise » passant le prix des énergies bondira de nouveau...