Le cauchemar n’est certainement pas nouveau mais, droits reconnus aux usagers de l’hôpital, il y a un peu plus de transparence, de prise de conscience dont la plus aigüe pourrait être une impuissance à faire fonctionner l’hôpital tel qu’il est conçu actuellement.
Réinventer l’hôpital ou plus exactement l’hospitalisation, faire participer l’usager - le malade - dans ce qu’il est et non pas dans ce qu’on sait de sa maladie, en tenant compte de l’effet placebo, de l’effet nocebo.
L’hôpital construction est déjà une aberration aux multiples facteurs propices aux maladies nosocomiales, qui demande un effort insoutenable pour une hypothétique « asepsie » telle qu’on sait le faire en plaçant de très jeunes enfants dans des bulles : espace restreint et entièrement contrôlé. Pour les adultes c’est déjà plus problématique mais on y arrive tant bien que mal (combien font des pics de fièvre dans leur espace aseptique...).
Quant à la grippe H1N1, l’été nous avait montré des initiatives intéressantes, sous des tentes bien aérées, sur de grands espaces ensoleillés...
L’hôpital est une trop grosse machine pour pouvoir prendre de telles décisions au pied levé : ouvrir des hôpitaux de campagne. On imagine un H5N1.
Soigner la grippe H1N1 partout sauf là où il y a concentration d’être humains, surtout s’ils sont affaiblis ou malades.
L’hôpital n’est pas un lieu fréquentable...