Non mais attendez, qui parmi vous, peut croire que quiconque en mesure d’être élu par le PS comme son candidat unique aux présidentielles peut imaginer qu’il défende un modèle unilatéralement participatif ???? Ce n’est pas parce que l’on s’interroge sur les limites du système de démocratie représentative que l’on veut la supplanter et non l’améliorer !! Lancer des pistes de réflexion, ce n’est pas mettre en cause la totalité d’un système parfaitement fondé si ce n’est qu’il présente des limites.
Bien sûr que la compétence doit seule fonder le pouvoir politique. La compétence et la légitimation par les électeurs.
Bien sûr que l’on ne doit pas donner dans le tout référendum, ce serait aberrant ! Bien sûr que nous élisons des représentants en qui nous acceptons de dépendre. Nous leur faisons confiance, le temps d’un scrutin. et s’ils ne sont pas suffisamment compétents, avertis, pragmatiques, innovateurs, actifs, nous ne les réélisons pas. Du moins ça vaut pour le suffrage direct, ce qui ne remet pas en cause la pertinence du vote des grands électeurs. Mais il n’est pas mauvais d’introduire un peu de souplesse pour que la politique ne soit pas qu’un métier un peu replié sur lui-même quand il importe que nos représentants soient représentatifs !!! Mais que la politique soit aussi et de plus en plus une agora où circule l’intelligence, la vivacité, l’envie de construire ensemble. Avec des garde-fous, bien entendus.Et l’agora la plus large possible. Ce qui sous-tend un vrai effort de politique éducative et civique beaucoup beaucoup plus égalitaire.
Pärenthèse, sur la carte scolaire : je vois des inconvénients à la fois à la maintenir et à la supprimer. dans les deux cas, le contournement ou la sélection par l’argent et la classe sociale est possible.