Coup de poker ! En
révélant l’existence d’un second site d’enrichissement d’uranium près
de la ville sainte de Qom, le bloc occidental a marqué un point dans
son face-à-face avec Téhéran sur le nucléaire. Point décisif ? Ou
simple pression supplémentaire, avant les cruciales discussions de
Genève, dans une semaine ?
Quelques remarques avant de tirer de premières conclusions.
- Ce site caché sous une montagne, où 3 000 centrifugeuses seraient
en cours d’installation, était surveillé par les Américains, depuis
plus de quatre ans, c’est-à-dire avant la première élection de Mahmoud
Ahmadinejad à la présidence de la République.
C’est une nouvelle preuve qu’à Téhéran, la possession de l’arme
nucléaire se décide ailleurs qu’à la présidence : chez le guide
suprême, Ali Khameneï, au Conseil national de sécurité et chez les
Gardiens de la révolution, qui ont la haute main sur le programme
nucléaire. A méditer pour tout ceux qui concentrent leurs flèches
contre Nejad, en oubliant les vrais décisionnaires sur ce dossier.
- Ce n’est donc pas une découverte pour la Cia. Celle-ci aurait
informé les services de renseignements anglais et français de
l’existence de ce site secret