Le problème pour le gouvernement ici, c’est que leur argumentaire sur la légalisation du jeu en ligne pourrait bien se retourner contre eux.

Le jeu déjà en ligne – "Ce n’est pas sous la pression
de la Commission européenne que nous ouvrons le marché, répond à cet
argument le ministre du budget, Eric Woerth, mais parce qu’il y a 25
000 sites illégaux qui mettent en danger les mineurs et les personnels
les plus fragiles". 5% des Français joueraient déjà en ligne selon
Bercy. Ainsi, selon les défenseurs du projet, en légiférant, "on
contribue à l’éthique et à la sincérité du jeu en finançant des
actions de lutte contre la fraude", explique au journal Les Echos,
Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming. Un point de vue
largement partagé par le rapporteur du texte, Jean-François Lamour pour
qui, "il s’agit de protéger les consommateurs en les amenant à jouer
sur des sites légalisés qui de ce fait, seront contrôlés et encadrés".
Ainsi, le projet de loi prévoit toute une série de sanctions pour dissuader les sites illégaux.
Source l’Expansion, lexpansion.com