C’est le grand quotidien américain The Washington Post qui l’a
annoncé la semaine dernière : Barack Obama, Président des Etats-Unis,
mais aussi Commandant en Chef de l’armée américaine, vient de décider d’envoyer, en renfort, quinze mille soldats de plus, prolongeant ainsi le très contestable effort guerrier de son prédécesseur, George W. Bush, en Afghanistan.
Chapeau, et quel geste symbolique tout
autant que d’apaisement en cette région particulièrement instable, pour
un homme qui vient de se voir décerner, il y a quelques jours à peine,
la plus prestigieuse et honorable des distinctions : le prix Nobel de
la paix ! Une surprise, effectivement : mais la surprise du chef… des
armées.
Je ne m’attarderai pas ici sur les motivations, d’ordre géostratégique, de pareille décision.
Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que celle-ci - la première,
en outre, depuis qu’il a été « nobélisé » - paraît pour le moins
contradictoire, sinon incongrue, avec ce que l’on est en droit
d’attendre, légitimement, d’un prix Nobel de la paix.
Obama prix Nobel de la guerre !