Je voudrais maintenant aborder la
question importante de la description du Paradis. Je demande à Dieu et à vous
de me pardonner, car j’aurai à dire des choses honteuses, mais qui ont leur
source dans le Coran et ses commentaires.
Les épouses, au paradis, sont vierges et
l’homme s’unit à elles. Après chaque rapport sexuel, ces femmes redeviennent
vierges... Un nombre incalculable de vierges à déflorer, au paradis, en
présence de Dieu. Un paradis dont le bonheur principal réside dans un plaisir
sexuel sans fin.
Au paradis, il y a aussi des « garçons
éternellement jeunes » (76:19). Il m’en coûte de poursuivre cette
description du paradis. Que représentent ces garçons ? J’ai pris connaissance
du commentaire du Sheikh Muhammad Galal Keshk, paru en Égypte dans un livre
intitulé : « Pensées d’un musulman sur la question sexuelle «
(édité par la Librairie de l’héritage musulman de l’Institut de recherches
musulmanes). Grande fut ma surprise et je n’ai pu poursuivre au-delà de quatre
ou cinq pages la lecture de ce livre qui suscita une critique virulente de la
part des lecteurs. L’université religieuse égyptienne Al-Azhar dut mettre sur
pied un comité d’examen qui prit beaucoup de temps pour livrer ses conclusions.
Le 22 juillet 1984, ce comité décréta que ce livre n ‘était pas contraire aux
enseignements de la religion musulmane ! Or, l’écrivain affirmait que celui qui
résiste sur terre à la tentation de pédophilie, sera récompensé au paradis en
ayant à sa disposition des garçons ! J’éprouve un sentiment de honte et ne me
sens pas en mesure de poursuivre la réflexion sur ce sujet. Ô gens ! Comment le
Dieu Saint peut-Il tolérer au Ciel cet affreux péché : celui qui s’abstient de
relations sexuelles avec un garçon, retrouvera celui-ci au paradis ! Et ce
garçon demeurera toujours jeune... La raison, la logique se révolte contre ces
croyances.
Nous savons tous que ce comportement
sexuel aberrant existe dans la Presqu’île arabique. Et pour plaire aux
bédouins, Muhammad, l’apôtre de l’islam, leur a promis des garçons au paradis
pour assouvir leurs instincts pervers. Comment, mes amis, pouvez-vous
accueillir avec satisfaction cet enseignement et vous réunir pour l’écouter et
l’écouter encore ? Le paradis qui sera notre récompense à la résurrection après
une vie droite et vertueuse, ce paradis, comment peut-il consister dans des
activités sexuelles avec des femmes et des garçons ; comment peut-il se ramener
aux plaisirs du boire et du manger : chair d’oiseaux et toutes sortes de
viandes désirables, fleuves de miel, de vin et de lait... J’en appelle à votre
jugement. Comparons maintenant avec le paradis dans le christianisme, ou, plus
exactement, le Royaume de Dieu ou la vie éternelle. Le Seigneur Jésus nous
révèle que nous ressemblerons aux anges. Nos corps glorifiés n’auront besoin ni
de manger ni de boire. Ils n’auront pas de désirs charnels. Comme les anges qui
ne mangent pas et ne se marient pas. Telle est la différence entre le Paradis
de l’islam et le Ciel du christianisme.
Extrait : Lettre à tous les musulmans (Nahed Metwalli)