Un carnet de croquis n’est pas si lourd vous savez
en tous les cas il n’aura pas porté ses 20 kilos de matériel de peinture parce qu’avec les couches qu’il mettait ses toiles devaient mettre des années pour sécher complètement.
Impossible de ramener un tableau peint à l’huile sans l’abîmer. Je sais l’image est romantique, le peintre les cheveux aux vents et essayant de ramener au plus près... bref...
ça ne sèche pas avant des mois, pas comme l’acrylique qui n’existait pas à son époque je crois.
Donc on ne le fait pas, on n’emmène pas toile et trépied et couleurs et dizaines de pinceaux ni brosses etc.
On fait un croquis et on le travaille à l’atelier sur la toile définitive une fois revenu avec les « trésors capturés ».
Les couleurs très imaginaires qu’utilisait Van Gogh montrent aussi que c’était son art de procéder.
souvent il en mettait de telles couches qu’elles tombaient pendant la nuit.
Il allait jusqu’à peindre directement avec le tube !!
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En plus des deux cent francs pour vivre (le lui reprocherait-on ? alors qu’aujourd’hui ses toiles se vendent des centaines de millions ??) les tubes de peinture que lui envoyait son frère pour qu’il puisse travailler son oeuvre cela aussi ne dénote pas franchement de grande richesse n’est-ce pas ? Et les repas de bistrot ne sont pas ceux des palaces. On pourrait se borner à dire que Théo était finncé assez maigrement pour construire une oeuvre. Que son frère et sa belle-soeur, déjà marchands de tableaux voyaient raison de la soutenir, car elle raporterait gros, était déjà une évidence.
Les quelques peintres qui le connaisaient admiraient son travail, c’est tout.
De là à imaginer van Gogh jouer les pauvres pour établir un mythe... je ne sais quoi dire...
quand on observe ses tableaux on voit bien qu’il avait bien d’autres préoccupations.
Traduire les courants du vivant, qu’est-ce à voir avec des mythes de pauvreté ??
Chercher à traduire ses sentiments au plus proche de sa vérité ne permet pas de jouer avec des mondanités, ce serait fatal à l’oeuvre. Sa solitude sûrement autant une punition pour lui qu’une bénédiction pour elle. mais là nous entrons dans l’ordre de la fatalité.
Et sans nul doute son frère et sa belle-soeur le savaient et l’affection liant les trois ne doit pas être trainé dans la boue. Ce n’est pas de leur vivant que ses toiles se vendirent des centaines de millions de... yen.
Les quelques peintres qui le connaisaient admiraient son travail, c’est tout.
Que son frère et sa belle-soeur, déjà marchands de tableaux voyaient raison de soutenir l’oeuvre, car elle raporterait gros, était déjà une évidence. mais rien ne nous dit non plus qu’ils ne sont pas devenus amateurs de peinture grâce à Théo peintre.
Aussi ne connaitrions-nous pas son travail s’ils ne l’avaient soutenu, préservé et porté au public.
Les symphonies de Beethoven ne furent-elle pas d’abord utilisées par un boucher pour empaqueter ses viandes ? On ne sait combien de pièces furent ainsi perdues à jamais.