Le débat sur l’identité nationale n’en est pas un. Pour qu’il y ait débat il faut un affrontement de points de vue distincts et un minimum d’incertitude sur les conclusions.
Or tout est fait pour impliquer le maximum d’instances dans la désignation d’un bouc émissaire : l’émigration des pauvres.
Il s’agit, pour le gouvernement, non pas de débattre mais d’occuper le terrain pour imposer un point de vue d’autant plus pervers qu’il n’est jamais complètement explicité : le risque pour l’identité française c’est l’immigré issu prioritairement du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne.
Il faut faire adhérer le maximum de gens à l’idéologie du « choc de civilisations » pour légitimer l’ordre économique mondial dominant et sa légitimation libérale de plus en plus contestés depuis le début de la crise financière.