Ségolène Royal est, comme Sarkozy, une terroriste politique qui a
l’avantage qu’on attribue à des despotes : l’efficacité. En période de
crise ou de danger, ces politiciens peuvent être extrêmement utiles
mais, à terme, on voit bien le danger de cette posture : la mort de la
démocratie de débat que tente de réactiver V. Peillon et qui est contraire
à tout carriérisme personnel. Ainsi le divorce entre Peillon et Royal
n’est pas si inutile qu’on le pense. Il n’est pas sans rappeler le
divorce Sarkozy-Sénat : c’est plutôt prometteur. A quand le temps de la
démocratie de l’individu où chaque citoyen se remettra debout pour
réclamer la part de démocratie qu’on lui a volée. Ce n’est pas parce
qu’on ne passe pas dans les médias qu’on est dénué d’intelligence. Je préfère de loin Royal à Sarkozy : si elle réussit à réactiver la démocratie en dehors d’elle et non autour d’elle, alors elle a de grandes chances pour 2012. Il faut laisser l’autocratie aux godillots de droite, ça leur va si bien.