@Christian Navis
Cette problématique sécuritaire pourrait être entendu si :
1) le débat avait porté sur cette question et sur l’obligation de contrôle d’identité permanent. Or cela n’a jamais été le sujet du débat : la commission d’enquête parlementaire concernait spécifiquement le voile islamique intégral et non un menace sécuritaire.
2) Le problème de sécurité posé par le fait de dissimuler son visage n’était pas déjà prévu dans la législation. Article R645-14 du Code pénal : "Est puni de
l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième
classe le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d’une
manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son
visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant
craindre des atteintes à l’ordre public."
=> Si le législateur, dans le cadre d’une réflexion sur la sécurité, avait décidé d’un élargissement de la loi restreignant le droit de dissimuler son visage (indépendamment de ce qui le masque) il n’y aurait pas eu grand chose à y redire du point de vue de la laïcité. Mais dès le début, la problématique a porté spécifiquement sur la burqa en tant que tel - la question sécuritaire n’étant que le prétexte.