Dans le cadre actuel des relations sino-américaines, la querelle monétaire est avant tout politique, ou relève davantage de considérations politiques intérieures américaines pour la Maison Blanche et le Parti démocrate à mi-parcours — le mid-term — tout en ayant à affronter la rage populiste des « tea party ».
L’autre sujet de préoccupation — et d’interrogation — se rapporte essentiellement à l’intention, pour les Américains, de doubler en cinq ans leurs exportations. Mais exporter quoi puisque leurs importations en provenance de la Chine proviennent essentiellement de la délocalisation, par leurs propres firmes, d’usines dans ce pays ? (Les pneumatiques chinois bon marché constituent le meilleur exemple à cet égard.)