Pas d’accord pour donner des papiers aux sans-papiers.
- Tout d’abord, le choix de venir en France ( notament) s’est fait sur le mensonge des passeurs selon lesquels tout le monde ferait fortune en Europe. Eux touchent de grands revenus tandis que la moitié des prétendants arriveront à bon port, l’autre moitié mourra en route ou échouera en tentant de le faire.
- Ensuite les sans-papiers seront utilisés comme esclaves par des individus sans foi ni loi : entre délinquence officielle ( prostitution, petites arnaques et autres escroqueries) et exploitation pure et simple par des personnes physiques ou morales, aucune garantie d’enrichissement ou de visibilité sur leur futur n’est possible.
- puis dans la directe lignée du second point, ces clandestins font une concurrence directe aux travailleurs en France ( dont certains fraichement régularisés). Cela donne une pérénisation de la paupérisation des classes pauvres ( voire moyennes) sans enrichir qui que ce soit d’autre que les exploiteurs.
- De plus, le départ de forces vives d’un pays en faveur d’un autre appauvrira le premier sans forcément enrichir le second. Les clandestins sont généralement payés pour tout ou partie au noir. Une partie du salaire lorsqu’il tombe échappe donc au fisc. De plus, l’entreprise ne déclare pas cette partie « au noir » pour ne pas avoir à payer de charges dessus et augmenter conséquemment sa marge. Il s’ensuit plusieurs problèmes : en cas d’accident, le clandestin est jeté du chantier ( au sens large du terme), s’il arrive à terme de son contrat sans aucune récrimination/ problème de santé, il n’est pas sur d’ètre repris tout comme il n’est pas sûr d’ètre payé. Enfin, sa régularisation fera une excellente publicité pour les autres postulants ( afin de toucher toutes sortes d’aides payés par les autochtones) qui voudront faire de même.
- Enfin, pourquoi donner le vernis de la légalité à des gens qui ont toujours voulu vivre dans l’illégalité. Cela implique qu’il existe deux types d’application des lois : la première correspond à ceux qui la suivent et la seconde à ceux qui ne veulent pas et pour lesquels tout est permis. En ce cas la loi perd de sa légitimité en admettant de facto une inégalité de traitement des individus selon des termes de culture ( couleur de peau ?).
Pour conclure, il est compréhensible que les bobos souhaitent donner des papiers aux clandestins car cela légitime leur « combat » tout en ayant leur nègre ( à prendre au sens colonial du terme) qui leur sert leur café ou leur cuisine dans leurs restaurants car il faut bien souligner que le bobo est aussi humaniste qu’un pirate chargeant un galion qu’il sait rempli d’or.