J observe à Buenos Aires le même phénomène. L’indigène, pourtant présent depuis bien plus longtemps sur ces terres, y est considéré ouvertement comme « negro », l’absence d’immigration africaine permettant de qualifier de nègre tout personne au teint basané. Et pourtant le Porteno est fier de son métissage...européen, fier de la beauté de ses femmes...Dès qu’on sort de la ville, on se rend compte que le rêve eugénique de Buenos Aires est totalement déconnecté de la réalité, une sorte d’Apartheid. Les plages du Sud du rio de la Plata rassemblent dans leurs eaux boueuses et contaminées tout le condensé ethnique du continent, où les quelques véliplanchistes venant du Nord font tâche sur la peinture sombre de la foule bigarrée Kirchnérienne.
Et pourtant, comme l’Espagne, l’Argentine a un profond besoin de combler son déficit démographique par rapport à ses voisins...