Monsieur Baptiste
vous avez dit : « Nous pouvons alors nous poser aussi la
question de la place du vote blanc, aussi appelé vote de
protestation » mais de quel droit donnez-vous une
interprétation du vote blanc ? Vous n’avez l’air de vous en rendre
compte que vous placez d’une manière totalement subjective que les
votes blancs ne seraient qu’un vote de protestation. Vous avez du
culot car nous pouvons voter blanc non pas pour protester mais parce
qu’on ne veut pas s’abstenir. Lorsque nous abstenons d’aller voter
tout le monde peut le savoir en consultant la liste électorale où
les votants ont signé. Si je veux que personne sache que je me suis
abstenu, je dois voter blanc. Où est la protestation dans ce cas de
figure ?
Il faut que vous
sachiez et les autres aussi que lorsque vous vous abstenez de voter,
vous êtes nécessairement d’accord avec celui qui va gagner. Car,
quel que soit le score de l’abstention, il y aura forcément un
candidat qui sera élu. Et si par hasard vous n’étiez pas d’accord
avec cette élection, vous n’avez plus qu’à regretter de n’avoir pas
voté contre celui qui a été élu. Ne pas voter implique
nécessairement que vous êtes d’accord avec le résultat.