« ...ces prélèvements obligatoires n’ont cessé d’augmenter à nouveau en Suède, ils sont passés de 41,6 % en 1975 à 51 % aujourd’hui. »
Sauf que ces chiffres ne concernent pas les taux d’imposition mais le pourcentage des prélèvements obligatoires par rapport au PIB (quand on consulte wikipedia, il faut bien lire et comprendre et ne pas mélanger les pommes et les poires). Or il se trouve que les Suédois sont devenus plus pauvres : des 4e plus riches au monde au début des années ’70, ils sont passés 14e au sein de l’OCDE en 1990. Donc, les Suédois paient moins d’impôts aujourd’hui (de taux marginaux pouvant atteindre dans les années ’70 90% avec une moyenne de 60% d’impôts à 50% aujourd’hui) et comme ils sont plus de 10% de population en plus dans une économie qui n’a pas grandie dans les même proportion, la part relative des impôts dans le PIB est certes plus grande, mais, dans en prenant les chiffres réels les taux d’imposition sont bien inférieurs aujourd’hui et, individuellement, chaque Suédois paie moins d’impôt qu’avant.
« ...pas prétendre que pour sauver un système socialiste on le libéralise. »
Dès lors que la Suède est devenu le 21e pays le plus libre économiquement au monde, on peut parfaitement déclarer qu’il a abandonné le modèle socialiste qui était le sien, à l’époque où, au moment de son effondrement au début des années ’90, les dépenses de l’État représentait 70% du PIB. Quand un pays privatise en parti son système de pension, quand il donne enfin la possibilité aux parents de ne plus être obligés d’envoyer leurs enfants dans dans les écoles d’État pour y subir le lavage de cerveau socialiste, quand le réseau d’écoles libres et privées explose, etc. on peut dire que ce pays a tourné le dos au socialisme.