BRAVO, courageux, bon article, très pédagogique, condensé, efficace, clair et honnête.
Question : pourquoi les politiques ne le font pas alors que la croissance insolente de la balance commerciale allemande (plus d’exportations et moins d’importations : exactement l’inverse de la France) démontre depuis janvier 2007, date de l’entrée de la TVA sociale en Allemagne, toute la pertinence du modèle de la TVA sociale.
Tout simplement parce que nos hommes politiques de droite et de gauche ont peur du groupe de pression le plus important en France : les fonctionnaires et leurs syndicats très mobilisés et particulièrement soudés sur le plan électoral pour défendre leurs fameux avantages acquis contre toute logique économique en farouche opposants à la TVA sociale, car pas concernés par le rapport concurrentiel mondial qui sévit dans le secteur privé.
En effet, ces derniers bénéficient d’avantages exorbitants du reste de la population du secteur privé (emplois garantis à vie, avancement à l’ancienneté, retraites calculées sur les 6 derniers mois, etc...) qui les placent en position de principal bénéficiaire du système des importations à bas prix, importations qui ne supportent pas le coût social français comprenant en grande partie leurs avantages « particuliers » et qui donc leur permet d’accroitre leur pouvoir d’achat sans bénéficier d’augmentations de salaires. Leurs fameux avantages acquis, qui les place à l’abri des vicissitudes de l’économie mondialisée, font qu’ils sont coupés de la réalité économique imposée uniquement aux salariés du secteur privé.
Les victimes de ce système sont les industries et leurs salariés du secteur privé tombés pour satisfaire les privilèges des salariés du secteur public avides d’augmentations de leurs pouvoirs d’achat au travers du dumping des prix des importations exonérées du coût de leurs avantages particuliers des salariés du secteur public notamment.
Les entreprises délocalisent tout simplement pour pouvoir être concurrentiel et pouvoir ensuite importer sans le coût social imposé aux entreprises produisant en France.
Mais ça personne ne veut en entendre parler, c’est du politiquement incorrect.
Fabius, en fin tacticien, avait attaqué Borlo sur cette question juste avant les législatives en 2007. Borlo avait été bien incapable d’argumenter manquant de connaissance économiques.
Fabius avait réussi à tuer dans l’oeuf la meilleure des mesures que le gouvernement devait prendre à l’époque : la TVA sociale.
Fabius savait pertinemment que cette mesure était la seule qui pouvait être économiquement efficace permettant à Sarkozy d’être réélu en 2012.
Le coup de bluff de Fabius a bien fonctionné, Sarkozy c’est déballonné et la TVA sociale a été enterrée. Echec et mat.
La guerre politique a donc eu raison de toute logique économique cartésienne.
Le problème c’est que les fonctionnaires oublient qu’ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis : les salariés et les entreprises du secteur privé qui font l’économie réelle de notre pays et financent leur privilèges et autres fameux avantages acquis.
Au fur et à mesure que les entreprises disparaissent, les cotisations et charges qui étaient payés par ces dernières vont être uniquement réparties sur l’ensemble des entreprises privées « survivantes ». Les plus fragiles d’entre elles, c’est à dire la plus part d’entre elles qui ne sont pas des multinationales du CAC 40 en situation de monopole sur le territoire national, celle qui représentent 80% de l’emploi salarié du secteur privé, vont alors subir ces hausses de charges qu’elles ne pourront supporter, ce qui entrainera de nouvelles disparitions d’entreprises et d’emplois dans un cercle vicieux de destructions d’entreprises et d’emplois sans fin.
Disparitions qui entraineront de nouvelles hausses de charges sur les entreprises survivantes, etc... etc... dans un cercle vicieux qui risque de se terminer en nouvelle révolution au travers d’une guerre civile, car le seuil limite n’est pas très loin, le déficit national en croissance constante est là pour en témoigner.
Historiquement, la France n’a jamais réussi à se réformer en profondeur sans révolution, rien de nouveau donc.
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