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Barety 5 mai 2010 17:47

FHC, les deux documents que vous citez sont très intéressants.

Le premier, celui qui porte sur l’effondrement d’une mine le 3 février 1995, prouve que les explosions ont un contenu plus haute fréquence qu’un événement naturel, page 4, je cite :
« The difference between high-frequency and low-frequency magnitudes is usually higher for explosions than for earthquakes because explosions radiate comparatively more high-frequency energy ». Cela, sachant qu’un tremblement de terre est déjà un événement haute fréquence !

Dans le deuxième document, la figure 5 page 4 de l’étude est un dessin représentatif d’un effondrement de mine (le 25 Juillet 1986). Il montre clairement que l’affaissement est une pluie de fragments rocheux et pas un « gros bloc compact » comme certains le laissaient croire. Donc EXIT l’argument de Mr. R selon lequel un éboulement ne serait pas comparable à l’effondrement du WTC en raison de la différence de compacité des débris !

Dans l’étude du 3 février 1995, le rendement sismique est en effet de 1/10, mais il existe certainement des raisons à cela, notamment le fait que lors d’un phénomène implusionnel en profondeur, les forces de friction sont plus importantes qu’en surface, donc la fraction d’énergie sismique induite dans le sol doit logiquement être plus élevée qu’en surface.

Quant au deuxième document, figure 8 page 5, l’écroulement de la mine Merkers à Volkershausen a créé un séisme de magnitude 5,4, mais le rendement sismique n’était que de 5 millièmes  !

Dans ce document : http://www.iris.iris.edu/newsletter/fallnews/senate.html
les auteurs font l’hypothèse que le rendement sismique d’un impact de météorite est compris entre 10^(-4) et 10^(-2) dans leurs calculs. Même si l’impact d’une météorite dissipe une grande partie de l’énergie dans la formation du cratère, la contrainte est logiquement supérieure à celle d’un éboulement puisque la pénétration du bloc dans le sol est très grande. Par conséquent, un impact de météorite doit avoir un rendement sismique supérieur à celui d’une simple chute de blocs.

Dans l’étude de la Yosemite RockFall, la photo de la zone d’impact est celle-ci :
http://seismo.berkeley.edu/events_of_interest/yosemite/impact.gif
la pente ne semble pas très inclinée, et pourtant le rendement sismique n’est que de l’ordre de 3*10^(-4).

Ce document http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=18660178
serait très utile mais je n’y ai pas accès.
Concernant la figure 13 page 7 de l’étude intitulée « Catastrophic Failures of Underground Evaporite Mines » que vous citez, il n’est pas surprenant que l’énergie potentielle décroisse plus vite que la magnitude : cela découle directement de l’expression de la magnitude !!
Augmenter ou réduire l’énergie potentielle de départ ne changera pratiquement rien au rendement sismique car il ne dépend pas de ce paramètre !



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