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epapel 10 mai 2010 22:50
epapel

Le problème n’est pas savoir si les épargnants sont prêts à soutenir la dette publique mais comment car ils le font déjà sans le savoir au travers des assurances vies qui ont un encours de 1100 milliards d’euros (pas très loin de la dette au final) et sont investies principalement en obligations d’Etat mais pas forcément françaises.

Le fonds du problème, c’est que l’Etat fait appel au marché en subissant le bon vouloir des prêteurs alors que dans le même temps il défiscalise les assurances vie (10 millards/an sur le budget) sans en tirer un seul avantage ce qui fait que les sociétés d’assurances se comportent comme n’importe quel acteur du marché.

La défiscalisation des assurances vie (totale pour faire bonne mesure) devrait simplement avoir pour contrepartie obligatoire l’acquisition des bons du trésor français, et les particuliers ou les assureurs n’en voulant pas seraient tout simplement fiscalisés. Ainsi 75% de la dette publique serait internalisée, il suffirait ensuite de contraindre les banques françaises à prendre les 25% restants si elle ne le font pas déjà en pratique et le tour serait joué.



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