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Barety 19 mai 2010 16:33

FHC, j’ai lu les différents slides de votre site internet, concernant l’effondrement du WTC et la pulvérisation du béton. Le fait que le béton soit en partie pulvérisé lors de l’effondrement du WTC n’est pas du tout surprenant : les calculs de Greening sont très convaincants, mais même sans entrer dans les détails, on s’attend à ce que l’impact des étages successifs les uns sur les autres forme un nuage de poussière qui va épouser la forme du WTC.

Par exemple, cette phrase de votre site internet : « Une plaque de béton lâchée de 200m ne se pulvériserait pas en percutant le sol : elle se casserait en morceaux, l’essentiel de l’énergie étant transformée en chaleur » ne correspond pas à la réalité.

Pour vous le prouver, il est utile de considérer ce document : http://geology.com/articles/yosemite-rockfall.shtml
qui présente des clichés d’un éboulement dans le parc national de la Yosemite. Le terrain de ce parc est abondant en granite, typiquement de densité 2,7, alors que le béton constitutif du WTC avait pour densité 2,5. Or, sur cet ensemble de photographies, on voit qu’un grand nuage de poussière, dilaté, est formé lors de l’impact des blocs sur le sol (et même pendant leur glissement le long de la paroi rocheuse, et encore après, lors de leurs nombreux rebonds sur la pente réceptrice de l’impact). Citation : "Large rocks lead the way, bouncing down the slope and kicking up dust trails. A large dust cloud overruns the landscape.« 
Pourtant la hauteur de chute n’atteint pas 200 mètres !

On remarque le même phénomène sur ce document : http://ugspub.nr.utah.gov/publications/open_file_reports/OFR-373.pdf
photo page 10 sur 12 (titre »1983« ) où le nuage de poussière est de grande dimension ! Le terrain est fait de grès de densité variant entre 2,6 et 2,7. Donc même lors d’un tel impact, et malgré la part importante d’énergie dissipée en chaleur, il reste assez d’énergie mécanique pour »broyer« la roche en fines particules de poussière. Idem donc pour le béton !

En ce qui concerne la page 75 sur 80 du document intitulé »Collapse.pdf", l’interprétation que vous faites du sismogramme est très contestable. Il me semble que les ondes de compression P ne débutent qu’à partir de la date t= 8,5 - 9 secondes, en prenant comme référence la barre des temps du sismogramme, et terminent vers t=14 -15 secondes, ce qui donne une durée des ondes P sur le sismogramme de 6,5 secondes environ. Ensuite, à partir de la date t=15-16 secondes, on observe des ondes qui d’après le NIST correspondent à des ondes S, qui précèdent de 1 voire 2 secondes les ondes de surface. Avant la date t= 8,5 secondes, il est difficile de dire si on a affaire à des ondes P ou à du bruit sismique. Peut-être s’agit-il d’ondes de compression P dues à la vibration des poutrelles d’acier dans le sol juste avant que le front d’effondrement n’impacte le sol. On ne peut donc pas se permettre d’utiliser la durée des ondes P sur les sismogrammes pour en déduire quoi que ce soit, et certainement pas une quelconque explosion souterraine avant l’impact des débris sur le sol.

La présence d’ondes P est de toute façon logique, puisque d’une part l’impact des débris sur le sol comprime fortement la roche, et d’autre part, les ondes de Rayleigh observées sont le résultat de l’interaction entre les ondes P et la composante verticale des ondes S.



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