Je ne pense pas que« les blancs sont des salauds ». Je pars d’un constat où deux personnalités ont pu impunément tenir des propos plus que condamnables sans être inquiétés. Et m’étonne donc de cet état de fait.
De plus, je ne pense pas participer à cette radicalisation du discours en la dénoncant justement. Votre commentaire m’amène à me demander ceci : faut-il tomber dans le fatalisme et « laisser-faire » ou au contraire faut-il juger cette question primordiaale et combattre ces idées reçues ?
Je ne suis pas encore de ceux qui pensent que nous allons droit dans le mur et que plus rien n’est possible mais je dénonce une tendance, une dérive que plusieurs indicateurs démontrent bien.
Et mon propos est loin d’être manichéen, il ne s’agit pas de dire « les salauds de blancs » contre « les gentils noirs ». Il faut dissocier deux catégories qui sont à mes yeux très différentes. Il existe des groupes d’activistes largement convaincus par le discours raciste qui vont jusqu’à faire preuve de violence contre des populations ciblées. En parallèle existe aussi et on ne doit pas l’oublier le sens commun, partagé par tous. Et ce sens commun n’est peut être pas raciste, mais en tout cas il s’opère une tendance qui va vers une défiance vers l’étranger. Si l’on revoit les images avec Georges Frêche avec les propos contre les harkis, avez vous remarquer par exemple sur la gauche...Jack Lang qui n’a pas réagi évidemment. Sa « suspension » de la direction ne l’a pas empêche de remettre ca dernièrement.
Ce qui est absolument sûr et même démontrable c’est qu’un malaise fort survient dans notre quotidien.