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fifilafiloche 1er juin 2010 03:26
fifilafiloche

La redistribution de richesse, c’est bien le thème au centre de la crise des Etats occidentaux actuels. Les anciens pays industrialisés, aujourd’hui desindustrialisés, ont transmis leur technologie à d’anciens pays exclu de la mondialisation. Or, la richesse de l’Occident était basée sur sa capacité à transformer la matière première et à vendre sa production au reste du monde, que ce soit à travers un système colonial ou non. Cette avance technologique avait permis de développer des systèmes de redistribution de richesse plus ou moins égalitaires, extrêmement généreux, financés par une croissance forte.


Aujourd’hui, ces pays se sont desindustrialisés, mais beaucoup n’ont pu faire accepter la conséquence directe, une adaptation des systèmes sociaux aux nouvelles capacités de financement. Pour compenser le manque à gagner industriel, la finance a été utilisée pour créer de la richesse artificielle pouvant être redistribuée. Bulles immobilières et mobilières, à travers des politiques de crédit à taux zéro en terme réels, ont alors permis de compenser la désindustrialisation par des revenus fictifs. Mais là encore, cela ne peut durer qu’un temps, car le budget immobilier dans le revenu disponibles des ménages n’est pas extensible à l’infini.

Il faut aujourd’hui faire admettre à une population habituée à un confort social depuis toujours que cette époque est terminée. Par lâcheté, certains pays comme la France n’ont pas préparé leur population à une telle réalité. Le choc psychologique en est d’autant plus traumatique et la colère qui suivra presque légitime, tant la pédagogie a manqué. 

Et pourtant, nous avons vécu pendant des millénaires sans Etat providence. Les solidarités familiales, de proximité donnaient un sens aux existences, l’individu comprenait son lien de dépendance à son entourage. Y revenir n’est pas une fin en soi, c’est redécouvrir nos racines, le lien à l’autre, son rôle dans ces engrenages locaux.

Les premiers temps seront difficiles, les générations les plus agées ne pourront s’habituer à cette ère nouvelle. Un peu comme la fin de l’ère communiste. Les jeunes eux vivront certainement plus heureux dans un monde qui aura retrouvé un sens, une territorialité.



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