Nous n’avons accès au réel que par sa représentation, son simulacre, tout comme les hommes enchainés dans leur caverne qui ne peuvent que voir les ombres de la réalité projetées sur leur mur dans la célèbre allégorie de Platon.
De nos jours les simulacres sont bien plus complexes que les ombres, ils singent si bien le réel, qu’il tendent à le remplacer totalement. On parle donc d’hyper-réel. Les médias informatifs en sont un bon exemple.
Le réel n’est plus, c’est « le crime parfait » qui cède la place au « désert du réel » comme dirait Baudrillard. Un monde terrible, où les signes prennent le pouvoir.
Demandez à Sarkozy qui se réclame du gaullisme comme on porte un logo et pour qui la couronne (pardon, la rolex) en tant qu’objet, donne le pouvoir. :)