Effectivement, les perspectives ne sont pas réjouissantes mais ce lien ne me convainc pas totalement pour quelques « détails » mais important pour la crédibilité de l’auteur (dans le lien j’entends). Les passages qui me gênent sont ceux-ci :
« Et donc
que ce n’est pas du méthane d’origine organique, comme le charbon ou le pétrole,
mais un mélange gazeux d’origine métamorphique : des réactions chimiques à
fortes températures et fortes pressions entrainent la formation de gaz simples
( CH4, prédominant, H2S en second) : on rejoint la théorie des hydrocarbures
endogènes, raillée et désavouée par l’intelligentsia géologique . Cela ne rejoint pas du tout la théorie des hydrocarbures abiotiques, sous-entendu le pétrole par l’auteur, qui donne lui-même la réponse : il s’agit de molécules simples du fait des conditions de température et de pression, et non de molécules complexes et plus fragiles telles que celles trouvées dans du pétrole (et je ne parle pas des marqueurs isotopiques prouvant l’origine biologique du pétrole, ceci est un autre sujet...
)
Ces poches de gaz sont connues localement : les marins ont
assisté à des dégazages spontanés très violents, gare aux bateaux qui
croiseraient alentour : ils se retrouveraient sans appui hydraulique et
couleraient directement … le triangle des Bermudes, ça vous dit quelque chose ? »
Les remous de gaz pouvant déstabiliser un navire en surface seraient plus dû aux hydrates de méthane, issus des couches superficielles sédimentaires, et non de gisements profonds tels que celui dont il est question ici. Dans ce dernier cas, il faut vraiment le faire exprès pour provoquer une émission massive de gaz profond (et visiblement, BP a mis du coeur à l’ouvrage
)