L’information circule-t-elle ?
Mobilisons !
Force est de constater que malgré l’ouverture sans précédent que nous
rencontrons, il y a du chemin à faire pour ces économistes, qui
n’assument pas leurs idées dans le débat officiel. Nous avons interpelé
une trentaines d’orateurs, et le travail reste à faire en recontactant
les plus intéressants. Sur le moment, les échanges prometteurs viennent
plus souvent du public ou simplement des passants. Ainsi, un dirigeant
de PME qui surgit dans une conférence après l’une de nos interventions
pour exiger un vote des intervenants à la tribune sur la question du
Glass-Steagall ; un professeur d’économie quittant les lieux, excédé de
la petitesse des débats ; un journaliste anglais, avec qui l’on a
discuté au cours du week-end, et qui demande au micro si nous ne sommes
pas au « Cercle des économistes disparus », personne n’ayant vu venir la
crise ; une personne, stupéfaite de nous voir là après nous avoir vus
au forum Libération à Grenoble récemment ; et de
nombreux passants, s’estimant dépassés par les questions économiques,
mais voyant que notre approche tranche avec les tergiversations
habituelles.
Roosevelt disait, toujours dans le même discours : « Il devra y avoir un
strict contrôle de toutes les activités bancaires, de crédits et
d’investissements. » C’est bien par un nouveau Glass-Steagall que
nous pourrons mettre en faillite organisée les spéculateurs, et il nous
faut redoubler d’efforts pour réaliser cet impératif. Car sans dégager
le terrain des effets toxiques, il ne peut y avoir de réelle reprise par
le financement à long terme et faible taux d’intérêt de grands projets
d’infrastructure : un véhicule dont le réservoir est criblé de trous ne
peut parcourir de longues distances.
http://www.solidariteetprogres.org/article6818.html