Nul besoin d’obligation.
Que s’est-il passé le 29 mai 2005 ?
Les français se sont déplacés et ont voté.
Leur vote n’a pas plu et « nos » dirigeants politiques l’ont tout simplement ignoré.
La conclusion est naturelle et logique : nous sommes dans un système où le vote des citoyens ne compte pas.
Voter, en soi, ne sert à rien. C’est le poids que le système donne au vote qui fait une bonne part de la démocratie.
L’autre élément fondamental est évidemment l’amplitude de l’éventail de choix offerts à l’électeur. A quoi bon choisir entre 3 ou 4 clones ? A quoi bon choisir entre Sarkozy et Strauss-Kahn par exemple ? Ne riez pas, il se pourrait bien qu’on nous propose ce CHOIX (!)
Si nous étions en démocratie réelle, nous voterions. Aucun doute là-dessus. L’abstention n’est pas la cause, mais la conséquence de la déliquescence de notre système politique.
Dans la configuration actuelle, rendre le vote obligatoire c’est juste obliger le citoyen à participer à la grande mascarade. Le prendre encore un peu plus pour un con. Et ça nous conduit gentiment vers la pente fascisante.