Franchement, j’aurais préféré une séparation propre à l’exemple de ce qu’ont fait les Tchèques et les Slovaques. En Belgique, le scénario est tout à fait différent car une des ethnies, appelons les choses par leur nom, bafoue continuellement l’autre, je vous l’explique de long en large.
La question n’est pas de former ou non deux nouveaux états, mais de respecter l’autre. Les francophones ont nourri la Belgique de 1830 à 1960, elle a donné à la Flandre et son coeur et son fric pour la sortir du sous-développement. La crise économique aidant, c’est toute l’infrastructure industrielle du bassin Sambre et Meuse qui s’est délitée et, comme dans bien d’autres régions industrielles, le département du Nord par exemple, tout s’est délité.
Entre-temps la Flandre s’était développée, principalement dans le secteur agro-industriel, et se découvrait subitement riche.
C’est cette richesse, cette solidarité naturelle que Bart De Wever nous refuse. Un peu comme un Don Juan de pacotille qui demande le divorce aux torts de son épouse car la soupe était trop salée. Et il ose encore demander une pension alimentaire alors qu’il est seul titulaire du portefeuille.
Les flahutes n’ont pas besoin des Hollandais. Ils leur en veulent car les blagues que vous racontez sur les Belges, ils les traduisent et les replacent sur les Flamands.
Anecdote qui vaut ce qu’elle vaut : droite et gauche hollandaises ont toutes deux refusé le soutien de l’extrême-droite. En Belgique, même les rouges s’inclinent devant eux et ça, c’est immonde !