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eric 13 septembre 2010 18:33

Cet article est d’une noire hypocrisie mais pose néanmoins un problème intéressant.

Hypocrite car il est sensible que l’auteur est parfaitement indifférent au contenu des mots, mais s’en sert pour un procés à charge ou la sentence précède l’instruction. Sarkozy est un fachiste. On pourrait, à ratiociner sur les mots pour jouer à son jeu, prétendre que Rom n’est pas un terme ethnique, puisqu’il existe toutes sortes d’ethnies rassemblée sous le terme roms mais un terme juridique puisqu’il est l’appellation sur leur passeport de différentes minorités ethniques en roumanie par exemple, ou l’appellation générique que se donne diverses populations dans certaines instances de représentation.

Ainsi on pourrait l’accuser d’ethniciser une catégorie juridique se livrant ainsi à une globalisation raciste absolument contraire aux principe de notre république et nous rappelant les heureslesplussombresdenotrehistoire....

Peu importe à l’auteur et peu nous importe aussi. La preuve que ni le fond ni la forme de la question ne l’intéresse vraiment, c’est l’interprétaton du point sur les médias comme une volonté de médiatiser, alors que le texte comme la logique sont explicites, il s’agit au contraire de l’éviter.

Mais à sa manière, il repose les questions de Soljenitsyne et Primo Levy sur la dégaradation du langage dans les pensées totalitaires et ses conséquences .

Bien sur, parler des « roms » en général comme des homo, comme des juifs, comme des capitalistes, des patrons ou des koulaks est une facilité de langage qui peut déboucher sur les pires dérapages. Il est sans doute bon qu’en toute occasion, certains se dévouent pour le rappeller. Mais ne pas nommer ou se refuser de nommer les choses peut également être à l’origine de dérapages.

Pour parler de discriminations par exemples, l’interdiction de faire des statitistiques ethniques interdit à peu prêt d’objectiver les phénomènes et donc d’y porter remède.
D’ailleurs, nos administration sont raisonnables, quand il s’agît d’aide sociale par exemple, les roms sont bel et bien abordés comme une catégorie, dés lors que les populations connues sous cette apellation sont de facto, pour le plus grand nombre d’entre eux confrontés aux mêmes difficultés sociales. Et cela n’entraine pas de plaintes à ma connaissance.

La tentative de policer parfaitement le langage est au moins aussi totalisante que le fait de qualifier des individus à raison de leurs origines ou de leurs idées.
Du reste, si à la place de roms on mettait dans une circulaire, "évacuer les bidonvilles construits illégalement par des migrants illégaux en mettant l’accent sur ceux originaires de la communeauté européenne,on resterait dans le politiquement correct sans changer quoi que ce soit au réel. en revanche on dériverait bien vers le langage absurde des totalitarismes.











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