Et à ça près aussi que ça ne mange pas de pain de voter contre, quand on est (r)assuré, calculette en main, d’être minoritaire « grâce » aux petits copains du même parti qui se chargent de voter pour.
On remarquera que ces messieurs-dames qui ont plaisamment entretenu l’illusion que le parlement ne votait pas d’un bloc le traité de Lisbonne ont fait très peu de bruit après le dépouillement des bulletins :
« Il y a eu un déni de démocratie ? Ah bon ? Ah oui, c’est vrai ! Mais z’avez vu, nous, on a voté contre le traité, quand même.
De quoi ? Démissionner en bloc ? Faire à 94 un nouveau parti contre Lisbonne et pour la sortie de l’UE ? Non, là, quand même, faut pas pousser, les gars ! On aime bien nos électeurs, on aime bien le peuple, la France, la démocratie et toutes ces conneries, mais vous comprenez, on a quand même un train de vie à assurer ! »