Effectivement, vouloir interdire le FN, c’est taper sur le messager.
Le problème n’est pas le FN, c’est le racisme qui existe en France, c’est la précarité des gens, c’est l’inégalité sociale, c’est l’absence de tissu social.
Le FN n’est qu’un parti parmi tant d’autre qui utilise ces problèmes pour rallier à lui des gens. Le seul problème est qu’il prône moins la tolérance que les autres, et qu’il parait plus dangereux.
Mais le FN a au moins le mérite de représenter un indicateur, celui de la part des gens mécontents prêt à des options d’intolérance pour avancer dans la vie. La montée des extrêmes indique l’évolution de l’incapacité des autres partis à donner de l’espoir aux gens. Alors seul reste les extrêmes.
Quand tout va bien, on ne parle pas du FN, il ne fait pas peur. Quand tout va mal, on a peur, parce qu’on sait que les autres partis ne proposent toujours rien, et qu’alors, le FN a de plus en plus de chance de grandir.
Mais taper sur le FN ne changera rien. C’est la précarité, le racisme, l’incivilité qu’il faut combattre.