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jack mandon 22 novembre 2010 10:29
jack mandon


Capitaine,

Tenez capitaine un poème d’Antoine Pol, c’est au hasard des rues, sur un quai de scène,
que Brassens découvrit ce poème dans un recueil vieilli, oublié de tous.
il en composa la musique pour en délivrer le message.

Qui n’a pas connu le bonheur d’aimer et la douleur de l’abandon ne peut comprendre.
C’est à dire une foule de gens peuvent s’émouvoir à la lecture de ce texte.
Les hommes surtout puisqu’il les désigne comme de piètres communicateurs,
les femmes aussi, en miroir, nos compagnes heureuses et malheureuses...
Pour aller dans votre sens, il faut rester à l’écoute et entendre, regarder et voir,
sentir et capter pour ne pas s’exposer à de pareilles déconvenues.

Les passantes interprétées par Georges Brassens :

Je veux dédier ce poème

A toutes les femmes qu’on aime

Pendant quelques instants secrets

A celles qu’on connait à peine

Qu’un destin différent entraîne

Et qu’on ne retrouve jamais

A celle qu’on voit apparaître

Une seconde à sa fenêtre

Et qui, preste, s’évanouit

Mais dont la svelte silhouette

Est si gracieuse et fluette

Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage

Dont les yeux, charmant paysage

Font paraître court le chemin

Qu’on est seul, peut-être, à comprendre

Et qu’on laisse pourtant descendre

Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse

Qui vous sembla triste et nerveuse

Par une nuit de carnaval

Qui voulu rester inconnue

Et qui n’est jamais revenue

Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises

Et qui, vivant des heures grises

Près d’un être trop différent

Vous ont, inutile folie,

Laissé voir la mélancolie

D’un avenir désespérant

Chères images aperçues

Espérances d’un jour déçues

Vous serez dans l’oubli demain

Pour peu que le bonheur survienne

Il est rare qu’on se souvienne

Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie

On songe avec un peu d’envie

A tous ces bonheurs entrevus

Aux baisers qu’on n’osa pas prendre

Aux cœurs qui doivent vous attendre

Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude

Tout en peuplant sa solitude

Des fantômes du souvenir

On pleure les lèvres absentes

De toutes ces belles passantes

Que l’on n’a pas su retenir

Prenez le temps d’écouter le clip, c’est attendrissant.

Salut mon ami du large.



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