Entièrement d’accord, dans tout le domaine technique, le peuple délègue. L’exemple du charcutier qui irait faire un cours est bon. On peut ajouter que n’importe qui pourrait prendre le commandement de troupes militaires, ou contrôler l’impôt de son voisin.
Ce serait une démocratie directe, à la manière de l’Athènes antique . Mais alors, il faudrait aller jusqu’au bout, consulter le peuple sur absolument tout, directement.
Autant je suis pour que, sur les orientations générales, l’on consulte le peuple (et qu’on le respecte, pas comme pour le traité de Lisbonne), autant dans le domaine très technique et spécialisé qu’est le droit, on ne peut jouer avec le feu et les libertés publiques et individuelles.
N’importe qui ne peut parler de n’importe quoi, à moins d’être Trissotin ,et je serais le premier à refuser de me mêler de ce que j’ignore. Qui voudrait prendre les commandes d’un avion , de but en blanc ?
Des contre-pouvoirs existent, au sein même de la Magistrature, , il faut les conserver, les consolider, au lieu de chercher à les faire disparaître, de se demander comment affaiblir, puis éliminer les Juges d’Instruction, comment faire échapper la Police judiciaire au contrôle des magistrats, etc.
Je partage votre avis : il s’agit d’une mesure destinée à flatter l’opinion la plus vindicative, venant d’un homme qui au lieu défendre les institutions dont il est en principe le garant, les suspecte et les méprise ouvertement.