Bonjour Peachy,
d’une part comme beaucoup je crois qu’il faut se réjouir qu’un peuple ai réussi à foutre dehors son dictateur, et qu’il l’ai fait pour de très bonnes raisons, à savoir l’échec à offrir des conditions de vie décente et un avenir à son peuple. C’est une révolution, une belle révolution, et dont la totalité du mérite revient au peuple.
Également, comme beaucoup, je pense que si le dictateur a été chassé, les raisons qui l’ont amené là et qui l’ont maintenu jusqu’alors persiste. Et effectivement dans ce domaine, tout ce que la Tunisie compte comme personne en état de gouverner était objectivement complice de la dictature Ben Ali.
Donc, si je peux avoir l’outrecuidance de donner un conseil à l’admirable peuple Tunisien, c’est celui de ne rien lâcher, et de ne pas faire retomber la pression sur ses élites. Tant que leurs députés, leurs ministres auront la crainte de voir leur tête planté sur une pique, ils feront ce qu’il convient pour leur peuple. Dans le cas contraire, cette si belle révolution n’aura servi à rien !
D’un autre coté, ce qui fait une certitude, c’est que le clan au pouvoir ainsi que ses nombreux soutiens ne négligeront aucun artifice pour discréditer ce mouvement, notamment en essayant de le faire passer pour intégriste ou terroriste, mais également avec la complicité des élites internationales qui vont se charger de réduire à néant la pseudo croissance économique de ce pays, si il lui prenait l’idée de gouverner un peu trop à gauche. Il suffit de voir les réactions de nos élites Françaises pour comprendre que cet aspect là de la contre-révolution est déjà à l’oeuvre.