Cher Paul Villach
On ne peut pas non plus exclure l’hypothèse de l’application du principe bien connu « quand on veut se débarrasser de son chien, on l’accuse de la rage ».
Dans le cadre de mon exercice professionnel, j’ai eu connaissance des incroyables subterfuges utilisés par certaines entreprises pour se débarrasser de leurs employés dont ils ne veulent plus sans payer d’indemnités de licenciement.
Il suffit de faire un licenciement pour « faute lourde » . Pour ça , tous les moyens sont bons . Certains employeurs n’hésitent pas, par exemple, à glisser subrepticement le chéquier de l’entreprise dans la poche du manteau de leur salarié, en espérant qu’il sorte de l’entreprise avec le chéquier dans la poche ! Il existe d’autres procédés, l’imagination des employeurs n’ayant pas de limites...
Sachant que le licenciement non-motivé d’un cadre dirigeant ayant vingt ans d’ancienneté dans une grande entreprise peut coûter à celle-ci plusieurs centaines de milliers d’euros d’indemnités,voire plus, on ne peut pas totalement exclure l’hypothèse selon lesquels les services secrets de Renault auraient créé l’affaire de toutes pièces. Quoi de plus facile que d’ouvrir un compte en Suisse au nom d’un salarié, d’y effectuer quelques virements en provenance d’un paradis fiscal, et , après « enquête » , de conclure que ces virements sont la rémunération d’une trahison du salarié en question ... avec licenciement pour faute lourde à la clef ! Auquel cas les protestations d’innocence des salariés en question ne seraient pas feintes ...
On ne peut pas exclure non plus l’idée que d’autres cadres supérieurs, en situation de rivalité professionnelle avec ces cadres-espions supposés, n’aient pas monté l’affaire pour prendre la place de rivaux encombrants.