Bonjour Siegfried,
Je ne cache pas que tout cela est subjectif - mais alors qu’on reste dans le subjectif et qu’on n’érige pas Céline en « grand » auteur.
Je recherche en littérature ce qui élève, et non ce qui abaisse. Et certainement pas la complaisance dans l’abjection. De même (argument utilisé contre Le Clézio lors de son prix Nobel) je ne vois pas pourquoi l’innovation formelle serait en elle-même une preuve de génie.
C’est comme ceux qui ont décrété la mort du figuratif dans les arts plastiques.
Tenez, pour montrer que je ne suis pas rancunier en matière de politique, je trouve Aragon nettement supérieur à Céline. Et j’ai régulièrement réitéré mon admiration littéraire pour Drieu, qui a pourtant choisi, comme Céline, le mauvais camp, même s’il a eu la décence de s’en repentir.