Tu as raison de comparer les régimes tunisien et français, et de souligner que dans les deux cas, le maître d’œuvre trahit la constitution. Mais il me semble qu’il y a une différence à faire entre pouvoir et richesse. Il y a des chefs d’Etat qui sont obsédés par le premier, et d’autres qui ne s’intéressent qu’à la seconde. Bien sûr, ambition et intérêt personnel se confondent souvent, mais la motivation première n’est pas tout à fait la même. Un Sarkozy (ou un Orban en Hongrie) impose son autocratie et entrave l’opposition, mais même s’il profite des avantages de sa position, il ne pille pas le pays comme un Ben Ali. Cela dit, la pression sur les médias est le fait des deux.