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Didier Barthès 26 février 2011 16:27

Je ne vois pas comment vous pouvez ainsi exclure la question démographique.
Plus on est plus il faut produire de nourriture. Si nous voulons en plus une production plus respectueuse de l’environnement il faudra faire des cultures moins intensives et plus consommatrice d’espaces. On peut interdire les méchantes multinationales, mais cela ne fera pas pousser les plantes par l’opération du Saint Esprit, il faudra bien défricher le peu qui reste d’espaces sauvages.
De plus dans l’avenir, l’agriculture va devoir faire face à la pénurie des énergies fossiles, or l’abondance de ces énergies a été un facteur clef de sa productivité, donc... ça va être bien difficile de nourrir 7 et bientôt 9 milliards d’hommes.

Votre argument financier n’est pas bon non plus, si tout le monde est trop pauvre pour acheter de la nourriture alors les stocks sont invendus et les prix baissent, s’ils montent c’est bien qu’il y a tension et que l’offre est structurellement insuffisante pour la demande.
La spéculation peut expliquer un pointe des prix, pas une hausse continue.

Et puis prenons un peu de recul, quand l’humanité se nourrissait entièrement au bio, elle pouvait nourrir 1 milliard de personnes, croyez vous vraiment que les conditions physiques aient changées ? Nous nourrissons plus de gens parce que nous pillons la planète, mais cela n’est pas durable par définition. Ce n’est pas fondamentalement la faute des multinationales, c’est notre nombre qui est en cause et notre mode de vie trop gaspilleur.

La Terre a « gagné »4 milliards d’habitants au cours des 50 dernières années, dans le même temps elle a gagné 0 mètres carrés, c’est là une évolution divergente et une contrainte mathématique dont nous ne sortirons pas. Il est urgent d’agir sur la démographie en faisant la promotion de la contraception et d’une natalité plus basse. Plus nous attendons plus les lendemains seront sévères.



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