Il me semble que plus le système solidaire est éloigné de ceux qui en bénéficient, plus la « triche » risque de s’installer.
Dans les (beaux) discours de nos « élus » et autres gouvernements, on ne trouve rien qui stimule cet élan des uns vis-à-vis des autres, pourtant enthousiasmante. Que des discours blêmes et culpabilisants.
Faire hériter ses enfants et famille, ne serait-ce que de quelques euros, c’est également envisager de partir plus serein. C’est un médiateur de passage (de passation ?). Les français y sont attachés et peut-être - en ces temps où on parle avec quelque légèreté de l’euthanasie - une souffrance supplémentaire, une « mauvaise idée » de partir avant l’heure.
Une solidarité, un élan, dans une période de la vie où la « joie de vivre » écarte l’idée du temps qui passe et du tribu à payer. Nous n’entendons rien de tout ça. et personne pour nous le rappeler.
Les assurances sont un vrai leurre pour la solidarité : on dit qu’un malheur ne vient jamais seul : seul le premier sera vraiment assuré ! le suivant sera l’objet d’une inquisition et de tracasseries inadmissibles. (on pense à ces personnes fragilisées par le Médiator à qui on fait passer toute une batterie de tests - culpabilisants - au péril de leur vie, pour préserver la compagnie d’assurance, les actionnaires, le capital de Servier)
Les mutuelles dans tout ça sont étrangement silencieuses au sujet de ce qu’ils ont remboursé sur des fonds communs.