Étonnant cet article, il y a a peu prêt tout et a la fin, cela se termine comme d’habitude.
Si la situation de la France en général , et la gestion de Sarkozy en particulier, étaient la catastrophe dénoncée a longueur de média par les candidats et agitateurs des diverses gauches, (« dégâts irréversibles ») il est évident que devant une telle urgence sociale, les gauches feraient taire leur rivalités, parce que devant une telle apocalypse, les questions de personne seraient dérisoires. Se battre sur des noms serait le signe d’une totale irresponsabilité politique.
L’accord sur le candidat devrait etre facile a faire d’autant que force est de constater qu’il existe de facto un programme commun fort.
Cela est confirme par le catalogue de propositions parce qu’a part des nuances éventuelles sur les banques, sur la colonne vertébrale, des postes et des
moyens pour le service public et les riches paierons, il y a quand même
un consensus assez remarquable toutes gauches confondues
On peut remarquer aussi que la principale suspicion entre candidats de gauche qui se connaissent tous et très bien est, « vous, vous n’appliquerez pas vraiment ce programme », comme si en fait il était a peu prêt irréalisable et que chacun soupçonnait l’autre d’en faire étalage pour épater la galerie, mais avec la ferme intention de ne pas le mettre en pratique une fois élu.
Avec une analyse parfaitement consensuelle des problèmes de l’heure et un tel consensus sur les solutions, les gauches devraient non seulement être unies mais aussi recueillir un max de suffrage dans les intentions de vote si tous cela était crédible. Et cela quel que soit le candidat.
Or, on constate que dans les sondages, effectivement, si on ajoute Sarko, Le Pen, Bayrou, and co, on arrive en gros a l’idée qu’après des années de droite, la crise les maladresses éventuelles, le bétonnage peopolisant médiatique qui permet d’éviter a la gauche quelque proposition politique que ce soit,le corps électoral reste sociologiquement fondamentalement et majoritairement a droite.
Mieux, si il existe des gens qui n’aime pas Sarko, il faut bien voir que parmi eux, ceux qui semblent percer vraiment dans les sondages, le FN, pensent quand même qu’il ne fait pas une politique assez a droite...(sauf a pretendre que le FN se situerait a gauche de Sarko).
Enfin parmi les candidats potentiels, celui qui semble en pointe dans les sondages et celui qui a l’image d’être le plus susceptible de n’appliquer en rien le programme consensuel...
la conclusion évidente est que
1) La gauche devrait repenser sa compréhension de la société
2) Sur cette base construire un projet, des propositions
3) Négocier entre sous tendances et personnalités, les options et les postes.
4) Convaincre les populations
5) Essayer de gagner les élections.
Bref, reconstruire la gauche comme on dit depuis 20 ans sans que quiconque ait l’air de s’y mettre. Résultat ?
Moi ! C’est Chevenement. Le type qui paye l’ISF, s’est fait attribue un HLM dans sa ville et a conserve son appart de fonction au frais de la princesse dans le quartier Latin.
Idée sous-jacente, gagnons déjà, en choisissant celui qui a le plus de chance, et après on verra, bref, le pouvoir pour le pouvoir ? Pas tout a fait
Les mêmes qui nous explique que des millions de français n’arrivent pas a joindre les deux bouts, vivent dans une quasi misère, rajoutent immédiatement leurs priorités, un meilleur service public, plus d’impôts, le contrôle des banques. Pas donner plus d’argent ou de pouvoir aux pauvres, mais a leur clientèle électorale. Parce que quand on creve de faim, avoir plus de juges ou de prof ou d’animateur sociaux, c’est sympa, mais pas prioritaire.
Conclusion ? Les gauches nous mentent, mais en politique, c’est malheureusement un pêché véniel, mais elle nous mentent bêtement, et cela, ca ne pardonne pas. Cela n’interdit pas de gagner, notamment si le FN faisait tomber Sarko, cela interdit que l’on puisse concevoir quelque espérances que ce soit de reels changement de fond en cas de victoire de gauche.