Oui sans l’histoire la reflexion est amputée.
On ne pourrait évoluer que dans les ténèbres de notre incompréhension.
Si nous ne devions ne retenir qu’une seule matière pour l’édification civique de nos enfants, celle qui à coup sur ferait d’eux des hommes libres, ce serait l’histoire.
Mais l’approche est reléguée au rang de grimoire de bigottes.
Et après ?
C’est le français : l’appauvrissement du vocabulaire ou de la syntaxe est une pure catastrophe, elle contraint l’idée , elle contrarie le débat, elle castre l’imagination, décapite la liberté.
Tout est laissé en jachère, l’imparfait du subjonctif et le passé simple de l’indicatif. On construit la pensée, notre bien le plus précieux, sur une généralité de 2000 mots à peine, bons à tout propres à rien, sauf à véhiculer le qui pro quo du raisonnement.
Merci à l’auteur pour cet excellent article, d’ avoir su nous faire aimer l’histoire, sans jamais nous faire divorcer de notre langue, et néanmoins ou grâce à cela, d’avoir su tout à la fois être d’une étonnante modernité et d’une implacable exactitude.
Cordialement,
PS : merci pour votre indulgence.