bonjour mick_038, dede,
« On demande juste de changer de moyen de production. »
Je ne le conteste pas. Toutefois, changer de moyen de production requiert du temps, à supposer d’ailleurs que on ai réellement des solutions de remplacement. Le problème actuel du Japon, c’est « qu’est-ce qu’on fait demain ». Sans électricité, une tour ne saurait fonctionner, ne serait-ce que pour l’eau courante. Imaginez Tokio sans électricité pendant plusieurs semaines, ce qui est sur le point de se produire. Je vous assure qu’une telle situation fera rendre gorge à n’importe quel opposant au nucléaire dans cette capitale. Bonne ou mauvaise, la situation actuelle permettait de fournir de l’électricité à tout le pays. Un arrêt brutal les renverraient au moyen âge. Tout ce que je veux dire c’est qu’une sortie du nucléaire ne peut se faire que de manière progressive, car contrairement à ce que vous dites, il n’existe pas vraiment de solutions de remplacement. Le projet « bosch » fait partie de ces projets farfelus, à qui on s’adresse pour installer 30.000 Km² de panneau solaires au Sahara ? Aux Touareg, à Aqmi, Al Quaeda ou bien à Kadafhi ?
A dede, oui effectivement le corium en temps que tel n’est pas explosif, toutefois lorsqu’il se forme en dehors d’un réacteur, si il rencontre de l’eau ça provoque un dégagement massif de vapeur et d’hydrogène, et ça par contre, ça explose très bien en rejetant une bonne dose d’isotopes radioactifs dans l’atmosphère. Lorsque on en est là, on a plus que les sacs de sable, le plomb, le bore, la dolomite pour essayer d’endiguer la réaction nucléaire et éviter la formation de masses surcritiques, et surtout une excellente assurance vie pour les gens qui vont devoir aller verser tout ça sur le corium - car du fait de la radioactivité intense, même des robots ne peuvent pas s’en charger.