"Je donne un exemple : la brigade anti-criminalité avait
serré un mec qui avait 3 kg de cocaïne sur lui. Le commissaire a dit à
ses agents qui se félicitaient de la prise qu’ils avaient faite, « moi,
je préfère que vous preniez 3000 mecs qui ont un gramme ». Quand vous
avez un chef de service qu’il vous dit ça, alors que vous, vous pensez
avoir fait votre travail correctement, ça ne peut pas vous motiver. Ils
préfèrent qu’on fasse deux jeunes en train de fumer un joint qu’un jeune
qui vole une voiture. On ne regarde plus les affaires. C’est des croix
dans les cases. Après, ils peuvent se targuer que la délinquance baisse,
mais si c’est 5000 fumeurs de joints... La violence augmente. On ne
fait plus de travail qualitatif depuis 2004-2005. Les syndicats
n’arrêtent pas de le dénoncer. On a fait des tracts...Mais il y a tout
cet effet médiatique autour, faut que les chiffres soient là, à la fin
de l’année."
C’est effectivement écœurant...