Une société de connaissance ouverte, héritière des cultures grecque et
romaine, peut difficilement accepter une telle disposition qui soumet le
débat public présent et futur à des décisions d’un tribunal militaire
prises il y a 65 ans, alors même que l’histoire de la Seconde guerre mondiale en était au point zéro.
N’est-ce pas Georges Clémenceau qui disait "La justice militaire est à
la justice ce que la musique militaire est à la musique" ? La France qui
a supprimé la justice militaire de la Cour de sûreté de l’État (loi du 4 août 1981) institue maintenant l’histoire militaire ...